Marrakech ne sera plus comme elle est. Elle sera plus belle, plus accueillante. Une ville où il fera bon vivre. Il ne s’agit pas d’un rêve, mais d’un projet d’une immense ampleur, avec un échéancier à la clé. Le projet «Marrakech cité du renouveau permanent», que Sa Majesté le Roi a lancé lundi dernier, est porteur de cette inflexion majeure pour la ville, ses habitants et ses visiteurs.

Devant prendre forme, au bout de quatre années, ce projet représente une rupture par rapport aux approches partielles, de colmatages souvent, qui ont prévalu jusqu’alors. Une rupture d’autant plus claire, puisqu’il est à la fois intégré, transversal et cohérent. Avec une enveloppe budgétaire dépassant les 6 milliards de dirhams, ce grand chantier concerne tous les domaines. 

À savoir la composante culturelle, la dimension de la mobilité urbaine, les aspects de la bonne gouvernance, ainsi que la préservation de l’environnement.


Connue par ses multiples atouts, cette ville a de tout temps été considérée comme une destination touristique de choix. Voire une référence à l’international. Mais cette renommée ne peut cacher les travers. On a toujours présent à l’esprit ces dysfonctionnements au niveau de la gestion de la chose locale. Tout le monde se rappelle ces querelles de clocher où les élus se donnent en mauvais spectacle devant les populations, laissant de côté l’essentiel, l’intérêt de la cité et de ses habitants. Ces derniers suivent, avec amertume, ces affaires portées devant la justice.

Tout un chacun voit, avec un pincement au cœur, le délabrement de certains sites historiques. Les habitants de la ville ocre se remémorent, avec tristesse, les événements lors des affrontements entre des jeunes en colère et les autorités, sur fond de problèmes de l’eau et de l’électricité. Maintenant que l’espoir est de retour, que le devenir de la ville est pris à bras le corps par le Souverain, tout milite en faveur de l’optimisme. D’autant plus que le grand chantier de la mise à niveau globale et intégrée répond aux exigences d’un développement harmonieux et durable. Un projet qui n’est pas né du néant, mais qui est le fruit d’un diagnostic aussi minutieux qu’approfondi. De la sorte, la ville ocre rejoint d’autres agglomérations du Royaume où Sa Majesté le Roi avait lancé des projets similaires.

Le tout récent en date, en septembre dernier, «Tanger Métropole», a concerné la ville du détroit. 
à l'instar des villes et métropoles qui l'ont précédée, Meknès avec son agropole, Oujda ou encore Nador. Là encore, comme partout ailleurs, la vision royale du développement se déploie de manière cohérente et précise, sur fond du principe de la convergence.

Et quand on prend en ligne de compte les différents projets structurants, lancés et suivis par le Souverain, on retrouve la quintessence d’une approche soucieuse du bien-être des citoyens, portée par la nécessité de préserver leur cadre de vie, consciente des défis à relever, mais aussi et surtout, porteuse de réponses aux problématiques de nos villes. À pas sûrs, nous avançons.

 

Le Matin

 

Une nouvelle vision pour nos villes
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