Pour une ville écologiste

La ville écologique est d’abord une ville où chacun peut exercer son droit à la participation, où chacun peut être accompagné dans ses projets ou ses difficultés. C’est une organisation économique et sociale d’un autre type : à la démesure, nous opposons la conscience des limites et de la modération, à la course aux profits et aux gaspillages, une régulation fondée sur la durabilité des écosystèmes et des besoins sociaux.

Face à l’étalement urbain et la destruction de la nature, nous entendons protéger les équilibres naturels, la diversité biologique et les terres agricoles. Nous souhaitons proposer de nouvelles formes d’urbanité fondées sur le lien social rendant compatible ville et qualité de vie.

Face à la surconsommation des matières premières, nous défendons la réparation, le recyclage et la réutilisation. Au libéralisme et à la concurrence, nous opposons la reconversion et la relocalisation industrielle, la réalisation de la souveraineté alimentaire locale grâce au développement des circuits courts, y compris dans la restauration collective, aux commerces de proximité et le soutien aucommerce équitable.

A l’économie financiarisée et spéculative, nous opposons la coopération territoriale et l’entreprenariat de l’Economie Sociale et Solidaire.

Au tout médicament nous opposons des politiques de prévention et d’éducation à la santé. À l’épidémie des maladies de civilisation, le principe de précaution et le droit à un environnement sain. Au tout voiture, des modes de transports écologiques.

Au scientisme qui est un dévoiement de la science parce qu'il prétend qu’elle seule peut apporter les réponses à tous les problèmes, au technicisme qui oublie la finalité humaine de la technique, nous opposons le recours réfléchi à la science et à la technique comme moyen de progrès vers un plus d'humanité.

Ainsi, à la fuite en avant technologique et au nucléaire, nous préférons, la sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables et des solutions maîtrisables et décentralisées. Au déni, une action lucide et efficace de lutte contre le changement climatique. Face à la privatisation du bien commun nous entendons promouvoir l’intérêt collectif et les services publics.

Contre le repli sur soi, nous souhaitons l’émergence de politiques de coopération décentraliséefondée sur un enrichissement réciproque. Face à l‘isolement et à l’exclusion, nous voulons garantir à chacun l’accès à la culture et à une éducation de qualité et ce tout au long de la vie. Plutôt que la violence de la domination masculine, nous voulons une véritable égalité entre les femmes et des hommes. A la spéculation immobilière frénétique, des politiques de régulation pour permettre à tous de se loger. Ayons l’audace de promouvoir un modèle qui propose un emploi pour tous en associant le partage du travail et le partage des richesses.

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