Au Maroc, le débat sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est aujourd’hui omniprésent, tant dans les discours du milieu des affaires que dans celui des chercheurs académiques. L’intérêt qui s’attache à ce sujet relève du fait que le Maroc joue pleinement la carte d’ouverture et de modernité et des avantages que les PME y trouvent pour l’amélioration de leur compétitivité et du développement durable de leur milieu.

La vague de RSE qui emporte les grandes entreprises et particulièrement les entreprises mondialisées, a déjà commencé à déferler le long de leur chaîne de valeur.Intégrées dans ces chaînes de valeur, les PME devront non seulement être en mesure d’intégrer les principes de la RSE, mais aussi d’en rendre compte de façon assez crédible.

Si la responsabilité sociale et environnementale des entreprises a donné lieu à de multiples initiatives récentes,les plus petites entreprises ont été mises à l'écart de la question et tente de rattraper leur «retard». La crise économique actuelle renforce d’autant plus ce débat.

L’engagement du Maroc dans la RSE se caractérise à la fois par sa pleine participation à de nombreuses négociations internationales, par une intervention de l’Etat au plan législatif et en tant qu’initiateur d’une dynamique de pluri-acteurs, ainsi que par le foisonnement des initiatives prises par les acteurs économiques et sociaux régionaux voire locaux.

Au Maroc, généralement et, dans la région d'El Jadida en particulier, les secteurs d’agroalimentaire, du textile-habillement et de l’artisanat constituent lun des piliers de l’économie, commencent à s'organiser.

Adoptée par 93% des pays le 13 septembre 2010, la norme ISO 26000 définit la responsabilité sociétale d’une organisation comme la maîtrise par celle-ci «des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société; prend en compte les attentes des parties prenantes; respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes internationales de comportement; et qui est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations.»

Si le Maroc est largement partie prenante dans le débat international , il cherche encore sa place sur le devant de la scène,mêlant interrogations, flexibilité et mobilisation du capital humain.

En effet, la RSE est une contribution positive que les entreprises peuvent apporter au progrès économique, environnemental et social, en réduisant au minimum les difficultés que leurs opérations peuvent engendrer, en particulier dans des domaines tels que les droits de l’homme, les relations du travail, l’environnement, la lutte contre la corruption et la protection des consommateurs.

Si les moyens sont encore mal définis et les actions à leurs balbutiements, il est à relever une prise de conscience générale de la portée humaine du processus.

La RSE doit apporter une «valeur ajoutée en faveur de la paix, de l’Etat de droit, de la coopération et du développement durable» afin de faire face aux défis économiques auxquels sont confrontés le Maroc au même titre que beaucoup d'autres états membres dans leur recherche d’un développement durable et harmonieux.

«Promouvoir la responsabilité sociale/sociétale et environnementale de l’entreprise, c’est encourager les entreprises à adhérer aux instruments, normes et principes internationaux pertinents ainsi qu'à favoriser leur harmonisation»

L'enjeu est énorme et les alternatives marquantes de part la diversité et l'expansion économique des entreprises à El Jadida posent la question d'une façon toute particulière: Quelle place accorder à la Responsabilité Sociale des Entreprises et comment la mesurer en terme de régulation,performance, gestion?

Devant le foisonnement du pôle entrepreneurial local, la question reste complexe, entière et porteuse d'espoirs en matière d'innovations technologiques certes, mais aussi en terme d'engagement sociétal.

RSE au Maroc : ce qu 'il faut savoir ( partie 1)
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