Un accord a été signé récemment entre la Banque mondiale et le DSCE ( Conseil suprême de l'énergie de Dubaï ) pour définir ensemble une stratégie de  financement des projets écologiques. Ce financement fera appel notamment à des certificats d'investissement islamiques ou encore à des obligations vertes.
 
Dubai, pour rappel, ambitionne de devenir le centre de l'économie islamique. Le gouvernement de cet émirat du Golfe avait annoncé, le 05 octobre 2013, un plan ambitieux visant à se positionner en un centre principal dans ce domaine d'ici trois ans. L'économie mondialisée de biens et services conformes à l'islam, estimée à 8 000 milliards de dollars (5 900 mds d'euros) pour une population mondiale de 1,6 milliard de musulmans ne passe pas inaperçu !
 
Sept piliers sont destinés à faire de Dubaï la référence mondiale pour la finance islamique (1), un centre pour l'alimentation halal (2), une destination de choix pour le tourisme familial (3), la principale plateforme du e-commerce et de l'économie numérique islamiques (4), la capitale mondiale de l'innovation et des arts (5), une référence pour la connaissance, l'éducation et la recherche dans tous les piliers de l'économie islamique (6), et le centre le plus fiable pour établir les normes de l'économie islamique (7).
 
Un programme soigneusement élaboré  à partir de 46 initiatives stratégiques qui devront être mises en place d'ici 36 mois. Tel est le défi majeur dans lequel s'engage aujourd'hui le gouvernement de Dubai. Voilà pourquoi ce nouveau partenariat entre la banque mondiale et le DSCE pour la définition d'une stratégie de financement des investissements écologiques dans l'émirat constitue une étape prioritaire. Le projet d'écologisation déployé par Dubaï à ce sujet interpelle et séduit à la fois.
 
 Le programme  porte notamment sur la construction du parc solaire Mohammed bin Rashid Al-Maktoum, qui, une fois achevé, produira 1 000 MW d'électricité, et sur la conversion de 30 000 bâtiments aux normes d'efficacité énergétique les plus strictes. Autant dire qu'au delà de ses effets bénéfiques sur la réduction des émissions de carbone, chaque projet apportera un souffle électrique au développement du secteur dans la région.
 
L'entrée de Dubaï sur les marchés de capitaux verts fait de cet émirat un nouvel émetteur et un nouveau pôle géographique dans la région MENA. Elle pourrait aussi produire un modèle de financement écologique qui permettra d'orienter une partie de la finance islamique au profit de la croissance durable, un modèle que par la suite d'autres pays de la région ne pourraient qu' adopter.
 
 
Dubai : La finance islamique au service de l 'écologie
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